Faut-il louer ou acheter son site internet ?
La plupart des offres en ligne ne vous vendent pas un site : elles vous le louent. La différence ne se voit pas au début, elle se voit le jour où vous voulez partir.
La question paraît secondaire tant que tout va bien. Elle devient la seule qui compte le jour où vous voulez changer de prestataire, réduire vos frais, ou simplement comprendre pourquoi votre site a disparu.
CE QU’UN ABONNEMENT VOUS DONNE VRAIMENT
Un abonnement vous donne un droit d’usage. Tant que vous payez, le site fonctionne ; vous pouvez le modifier, y publier, le montrer. Ce que vous n’avez pas, c’est le site lui-même : ni le code, ni la base de données, ni le droit de l’installer ailleurs.
C’est parfaitement légitime, et souvent confortable. Mais ça veut dire qu’une hausse de tarif, un changement de conditions ou l’arrêt du service ne se discutent pas : ou vous suivez, ou vous repartez de zéro.
CE QUE « LE SITE EST À VOUS » DEVRAIT SIGNIFIER
Beaucoup de prestataires l’affirment. Peu l’écrivent. Pour que ce soit vrai, trois choses doivent l’être aussi :
Le nom de domaine est déposé à VOTRE nom, pas à celui du prestataire. C’est le point le plus facile à vérifier, et le plus souvent négligé : un domaine réservé au nom de l’agence vous rend captif, même si tout le reste vous appartient.
Vos contenus sont récupérables — textes, images, articles — dans un format exploitable ailleurs.
Le site lui-même vous est remis : le code et la base de données, pour pouvoir l’héberger où vous voulez. Sans ça, « à vous » ne désigne que les textes que vous avez tapés.
LES TROIS QUESTIONS À POSER AVANT DE SIGNER
Posez-les telles quelles, et exigez des réponses écrites : à quel nom sera déposé le domaine ? Que se passe-t-il pour mon site si j’arrête de payer ? Puis-je récupérer le code et la base, et à quelles conditions ?
Un prestataire qui répond clairement aux trois ne vous vend pas forcément moins cher. Mais vous saurez ce que vous achetez.
ET LA MAINTENANCE DANS TOUT ÇA
Posséder son site ne dispense pas de l’entretenir : un site qui n’est plus mis à jour accumule des failles, et finit par poser un vrai problème le jour où il collecte des données personnelles. La différence, c’est que la maintenance devient un choix — un service qu’on prend ou qu’on laisse — au lieu d’être la condition pour que le site continue d’exister.