Wix, Shopify, WordPress : qu’est-ce qu’on paie vraiment ?
Les abonnements affichés ne sont presque jamais le coût réel. Voici où partent les suppléments, et ce qui reste à vous le jour où vous arrêtez.
Trois noms reviennent dès qu’on cherche à se lancer. Ils ne font pas le même métier, ne se paient pas de la même façon, et surtout ne laissent pas la même chose derrière eux.
CE QUE L’ABONNEMENT NE COUVRE PAS
Le tarif affiché couvre l’hébergement et l’outil. Tout le reste se facture : le nom de domaine après la première année, les extensions pour ce que l’outil ne sait pas faire, les modèles graphiques payants, parfois la suppression de la publicité de la plateforme.
Sur les offres de vente en ligne s’ajoute une commission sur chaque transaction, ou un surcoût mensuel pour l’éviter. Pour un commerce qui vend, c’est souvent le poste le plus lourd — et le seul qui augmente avec votre réussite.
WORDPRESS N’EST PAS GRATUIT, IL EST À VOTRE CHARGE
Le logiciel est libre, personne ne le facture. Mais il faut un hébergement, un nom de domaine, un certificat, et surtout quelqu’un pour appliquer les mises à jour. Un WordPress non maintenu devient une porte ouverte en quelques mois : c’est le logiciel le plus répandu du web, donc le plus visé.
Soit vous vous en occupez — et c’est un vrai travail, régulier —, soit vous le confiez, et ce poste rejoint votre budget mensuel.
LA QUESTION QUI DÉPARTAGE VRAIMENT
Ce n’est pas le prix, c’est ce qu’il reste. Demandez-vous ce qui se passe le jour où vous arrêtez de payer : sur une plateforme en abonnement, le site cesse d’exister. Vos textes et vos images vous restent — encore faut-il les avoir exportés —, mais le site lui-même disparaît.
Un site que vous possédez continue d’exister. Vous pouvez changer d’hébergeur, de prestataire, ou le laisser dormir. Ce n’est pas forcément moins cher la première année ; c’est une autre nature de dépense.
COMMENT CHOISIR, CONCRÈTEMENT
Si vous vendez beaucoup de produits en ligne et que vous gérez des stocks, une plateforme spécialisée vous fera gagner du temps, commission comprise. Si vous présentez une activité, des prestations, des horaires — un site vitrine, donc —, l’abonnement vous fera payer longtemps une complexité dont vous n’avez pas l’usage.
Et dans tous les cas, posez les trois mêmes questions : à quel nom est déposé le domaine, que se passe-t-il si j’arrête, et puis-je récupérer le site. Les réponses tiennent en trois phrases chez un prestataire qui n’a rien à cacher.